30.10.2009
PETIT DEJEUNER AVEC LA MORT – BREAKFAST WITH THE DEATH
PETIT DEJEUNER AVEC LA MORT – BREAKFAST WITH THE DEATH
PETIT DEJEUNER AVEC LA MORT – BREAKFAST WITH THE DEATH
Ce matin j’ai eu la chance de partager un café avec mon Amie la Mort.
Nous nous étions donnée Rendez-Vous.
Avec elle, il vaut mieux prévoir.
Si vous l’invitez, elle vient.
Si elle s’invite, vous partez !
Elle était donc là, avec moi et nous discutions de tout de rien, de la vie quoi !
Enfin, si je puis dire !
De moi, elle sait déjà tout, alors très vite elle me parle d’elle.
J’adore recueillir ses confidences. Privilèges rares qu’elle offre seulement à certains d’entre nous.
Mais cette fois, je l’ai trouvé un peu plus sombre que d’habitude.
La Mort s’interroge sur les Hommes.
- Tu sais, à travers les époques j’ai connu toutes les mutations humaines. Les horreurs comme les élévations.
Mais, ce qui se passe actuellement est inédit.
Moi, dont on a dit de tous temps que j’avais la fâcheuse-et non pas faucheuse ! – (oui, la mort a beaucoup d’humour !) habitude de frapper trop tôt. Emportant souvent les meilleurs en premier… Ce qui est faux d’ailleurs !-aujourd’hui, je constate avec tristesse qu’on ne m’attend plus ! Pire, on me précède !
De plus en plus d’humains se précipitent dans mes bras, bien avant leur heure.
Ce n’est pas une question de logistique ou de place, tu sais bien que tout le monde aura la sienne.
Non, c’est autre chose…
Je ne parle pas non plus de vos atrocités « ordinaires », guerre, attentats, génocide… Auxquelles je ne me fais toujours pas du reste !
Non, décidément c’est autre chose…
Les Hommes se mettent à pousser d’autres Hommes à me rejoindre, par des moyens de pression invisibles, redoutables et imparables.
Ce n’est même plus la désespérance d’une vie qui pousse au suicide, c’est l’humiliation, l’écrasement et l’usure de l’humain par l’humain.
Mais enfin que vous arrive-t-il encore ?
Aucun être vivant sur cette terre n’a un esprit aussi cruel et destructeur.
Jusqu’à présent, je déplorais de tels dégâts de l’Homme sur la Nature.
Et maintenant non content de dévaster son environnement, l’Homme semble avoir décider de l’extinction de sa propre race.
Dans une logique économico - financière impitoyable, l’Homme creuse des puits de désespoir dans le cœur de ses semblables, jusqu’à l’insupportable, l’invivable, l’inexorable…
Une fois de plus, je ne vous comprends pas…
Sachez tout de même que les êtres qui me rejoignent dans de telles conditions deviennent des âmes meurtries qu’il est bien difficile de consoler, soigner et apaiser enfin pour une nouvelle envolée.
Autrement dit, à chaque suicide « économique », c’est une âme errante qui viendra tourmenter ceux qui restent.
Autant de fantômes que vous devrez apprendre à affronter jour et nuit.
Et biensûr, vous devrez en rendre compte, quand votre heure aura sonné…
Pensez-y…
Enfin !
Allez il est temps que j’y aille !
Chère,
Je te salue mais ne te dis pas aurevoir… Comme tu le sais, Toi et moi, on ne fait qu’un ! Chacune de nous portant l’autre en elle.
Et réjouis-toi, aujourd’hui encore, je ne t’embrasse pas !
N'oublie pas, prends garde aux humains plus qu’à moi-même !
A bientôt, les belles âmes veillent… »
Et mon amie la Mort s’en est allée…
10:50 Publié dans POSTHUME 3 PIECES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.08.2009
Théorie de la relativié n°5 Ou...
Prends ça dans la face !
Lundi.
Premier jour d'une nouvelle semaine qui s'annonce animée mais plutôt dans le bon sens.
Bon.
Dans la tête, toujours 10 000 pensées, emmerdes, impératifs, obligations, et perdues au milieu quelques envies lumineuses.
Bon.
On se prépare. Là-haut ça continue à faire des noeuds. Des noeuds, des noeuds et encore des noeuds, à double voir à triple boucles ! Et, le regard à tendance à revenir en mode ombilical...
Bon.
Arrivée sur le lieu de mission. Jolie mission. Partage de passion. Il y a encore quelques rayons de soleil matinal. Petit espresso pour se mettre d'aplomb et c'est parti.
Et là c'est le choc !
Les pieds se prennent dans les fils des noeuds qui trainent partout !
Des regards brillants mais graves. Des sourires tendres mais un peu désolés. Des mots de grands qu'on n'a pas envie d'entendre dans la bouche d'enfants... Des vies abîmées où se battent et battent encore des coeurs vivants. Des âmes plus grandes et plus fortes que les cris, les pleurs, la folie guerrière qui les ont traversés, dévastés...
La Tchétchénie c'est quoi ?
Une vague province russe où il se passe des horreurs innommables, que peu d'entres nous seraient capables de nommer, soyons honnêtes ! . Un territoire convoité, une population bafouée, violée, martyrisée... et silencieuse... Enfin, baillonnée...
Atrocités actualisée, médiatisée quand l'horreur devient trop criante et puis, oubliée jusqu'à la prochaine flambée...
Passons maintenant à la météo...
Aujourd'hui, j'ai rencontré des enfants tchétchènes, réfugiés en France depuis 5 ans. Ils avaient entre 7 et 9 ans quand ils ont quitté leur pays. Quand je leur ai demandé "naïvement" leur nationalité, en rapport avec un léger accent que je devinais, ils m'ont d'abord répondu "Russe". Et puis d'ajouter dans un sourire triste, presque en s'excusant :" Enfin, on est tchétchène mais comme on n'a pas le droit d'avoir la nationalité, on dit qu'on est russe."
Là, je suis restée un peu sans voix... Où est l'écran protecteur ?! Où est le reporter en kaki qui me simplfie et m'aseptise "l'information" avec ses combats et ses milliers de morts invisibles ?
Un peu plus tard, ils m'ont parlé de leur maison avec un jardin, où ils recueillaient parfois des petits chats. Et de leur chien Rex, qu'ils ont toujours... là-bas... "Mais peut-être qu'on y retournera, un jour...".Oui. Peut-être. je vous le souhaite de tout coeur.
Moi, je suis rentrée triste et changée.
Sans que cela ne minimise ni n'atténue mes propres épreuves et questionnements personnels. Et surtout sans que cela ne les console !
Parenthèse : Comment peut-on se consoler de ses douleurs en les comparant à d'autres, jugées pires ? C'est une compensation qui m'a toujours révoltée ! Mais refermons cette parenthèse.
Ses enfants souriants et charmants, m'ont touchée par leur terrible histoire biensûr, mais surtout par leur simplicité à "continuer" une vie ici, sans plus aucun repère, mais avec un élan vital à soulever des montagnes..
Non, ça n'a rien changé à ma vie, mais ça m'a foutu un sacré coup de pied au cul !
Regarder derrière soi, c'est important pour mesurer le chemin parcouru,
Regarder en soi, c'est essentiel pour apprendre qui l'on est et qui l'on devient, au fil de son voyage,
Regarder devant soi, c'est impératif pour avancer sur sa voie, même si on a aucune idée de la destination où l'on va...
Et enfin,
Regarder autour de soi et s'apercevoir qu'autour de nous, il y a des belles personnes, plus ou moins cabossées elles-aussi, avec qui on peut partager une partie de cette drôle de ballade qu'on appelle la vie...
Avancer, même si ce n'est pas droit.
Inutile d'aller vite, à chacun son rythme.
Un pas + un pas + un pas... devant soi...Et l'ami, pourquoi pas avec toi ?...
Prochain billet d'humeur selon l'humeur !
19:05 Publié dans je te fiche mon billet d'humeur ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.07.2009
"DEMAIN ON SE MARIE !"
21:46 Publié dans Allez hop ! Tout le monde dehors ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



